As tu peur que ça fonctionne?
- 13 mai
- 2 min de lecture

As-tu peur que ça fonctionne?
J’ai récemment eu une conversation intéressante avec une personne et j’ai eu le goût de la partager avec toi parce qu’elle m’a permis d’avoir une importante prise de conscience en lien avec le cerveau humain, les habitudes et les dépendances.
Dans cette conversation, la personne m’a confié être consciente que son verre de vin de 16 h est devenu un problème et qu’elle se sent coincée dans cette routine.
Voici une partie de notre échange :
Moi : As-tu pensé à consulter des ressources ou à mettre des stratégies en place pour adresser ton problème?
Elle : Bien, j’ai essayé par moi-même, mais ça a seulement fonctionné une couple de jours…
Moi : Ok, des fois on a besoin d’un peu plus. Quelqu’un qui nous écoute, des outils, un plan.
Elle : Oui, j’ai réalisé ça dernièrement, mais je ne suis pas capable de demander de l’aide. J’ai peur…
Moi : Peur que ça ne fonctionne pas pour toi?
Elle : Non… honnêtement, et je sais que c’est pas rationnel mon affaire, mais dans le fond, j’ai peur que ça marche et que je ne pourrai plus boire de la même façon.
Cette réponse-là, je ne m’y attendais pas du tout… et elle m’a vraiment fait réfléchir.
Je n’avais jamais réalisé que, pour certaines personnes, ce n’est pas la peur que l’aide ne fonctionne pas qui ‘break’ ou ralentit la démarche… mais plutôt la peur inverse : celle que ça fonctionne trop bien et qu’elles perdent quelque chose auquel elles sont encore attachées.
Et honnêtement… je pense que ça mérite d’être nommé, sans jugement.
Les gens ne sont pas faibles parce qu’ils hésitent à demander de l’aide, souvent, ils sont juste pris entre deux réalités. Une partie d’eux veut changer… pendant qu’une autre n’est pas encore prête à laisser aller ce qui les apaise, les anesthésie ou les accompagne depuis longtemps.
Quand quelque chose fait partie de notre quotidien depuis des années, même si on sait que ce n’est pas sain ou que ça nous fait du mal, l’idée de s’en éloigner peut quand même faire peur ou créer de l’anxiété.
Parfois, il n’y a pas seulement une peur de changer… il y a aussi une peur de perdre une forme de réconfort, une habitude, quelque chose qui a longtemps eu une place importante dans notre vie.
Et je suis certaine qu’il y a probablement plus de gens qu’on pense qui ressentent ça… mais qui n’osent pas en parler.
Peut-être que la première étape n’est pas de tout changer d’un coup, mais simplement d’oser regarder sa relation à l’alcool avec un peu de curiosité, mais surtout de l’honnêteté.
Parce qu’au fond, c’est correct de ne pas avoir toutes les réponses tout de suite et la réflexion est souvent le tout début du changement ♥️
Bonne Sobri & Thé ☕️
(et surtout, bonne réflexion)
Suzy




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