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La zone grise de l’alcool

  • 29 mars
  • 4 min de lecture

LA ZONE GRISE DE L’ALCOOL


Tu ne bois pas tous les jours. Parfois, tu peux même passer plusieurs jours sans alcool et sans trop y penser.


Tu travailles, tu prends soin de ta famille, tu respectes tes obligations et tu continues d’avancer dans ta vie. Bref, rien ne laisse croire qu’il y a un problème particulier.


Mais il y a certains soirs où, une fois que tu commences à boire, ça devient plus difficile d’arrêter.


Tu te dis que tu vas prendre deux verres… et finalement tu en prends quatre et parfois même plus…


Le lendemain matin, tu te réveilles avec un inconfort. Pas nécessairement une grande culpabilité ou même un hangover, mais un feeling étrange. Comme si quelque chose ne fonctionnait plus comme avant.


Donc tu te rassures.


Tu te dis que ce n’est pas grave, que ça arrive à tout le monde. Que tu ne bois pas chaque jour. Que tu es capable de passer plusieurs jours sans alcool. Que tu n’as jamais eu de problème au travail et que ta vie est stable.


Et la routine continue.


Plusieurs personnes me disent sensiblement les mêmes choses lorsqu’elles parlent de leur consommation :


• Je ne bois pas tous les jours, donc je ne pense pas avoir un problème

• Je suis capable d’arrêter quand je veux

• C’est seulement la fin de semaine

• Je bois surtout en social

• Je ne bois jamais avant le soir

• Je fonctionne très bien dans ma vie

• Je ne suis pas alcoolique


Et souvent, ces personnes ont l’impression qu’elles n’ont pas vraiment le droit de se questionner, parce que leur situation ne semble pas assez grave.


Il n’y a pas de tempête visible de l’extérieur.


Pas de pertes majeures.


Ni de conséquences extrêmes.


Mais malgré tout, le malaise en lien avec la consommation d’alcool reste présent...le malaise de la zone grise.


CETTE FAMEUSE ZONE GRISE


La zone grise se situe entre deux réalités.


Entre « je bois normalement » et « j’ai un problème grave ».


C’est un espace flou où la consommation n’est pas nécessairement à chaque jour ou dramatique, mais où l’alcool commence tranquillement à prendre plus de place.


On y pense plus souvent.

On négocie avec soi-même.

On dépasse parfois ses limites.

On promet de ralentir.

On recommence quand même.


Et surtout, on se pose des questions.


Mais des questions qu’on garde juste pour nous-même, sans oser en parler.


LE PIÈGE DE LA COMPARAISON


Un des plus grands obstacles à la prise de conscience c’est la comparaison.


On regarde les personnes qui vont beaucoup plus mal autour de nous et on se dit qu’en fin de compte notre situation n’est pas si pire. On se force à se convaincre qu’on est encore en contrôle et que tout est correct.


Mais il est important de se rappeler que la dépendance ce n’est pas une compétition.


Il n’existe pas de ligne ou de limite officielle à atteindre pour définir un problème de consommation et parfois, le simple fait de se poser la question est déjà un signal qui mérite qu’on lui accorde de l’attention.


LA VRAIE QUESTION


Souvent, les gens me demandent :


« Est-ce que j’ai un problème? »


Et honnêtement, la réponse n’est pas toujours un oui ou non définitif.


Parce que, selon moi, la vraie question devrait plutôt être :


Est-ce que l’alcool prend plus de place que je le voudrais qu’elle prenne dans ma vie?


Ou


Est-ce que la relation  que j’ai avec l’alcool me ressemble vraiment et est alignée avec mes buts ?


Parce qu’en bout de ligne, la zone grise ne se définie pas par une quantité précise, mais plutôt par le malaise, les doutes et les questionnements.


PRENDRE UN MOMENT POUR RÉFLÉCHIR


Si ce texte te parle, prends simplement un moment pour réfléchir.


• Est-ce que je pense souvent à l’alcool?

• Est-ce que je bois parfois plus que ce que j’avais prévu?

• Est-ce que j’ai déjà essayé de ralentir sans être capable?

• Est-ce que je me rassure souvent sur ma consommation?

• Est-ce que je serais à l’aise de ne pas boire pendant un mois?

• Est-ce que l’alcool m’aide vraiment à vivre la vie que je veux?


Ici, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, seulement une invitation à être honnête avec soi-même.


DEMANDER DE L’AIDE NE VEUT PAS DIRE ÊTRE ALCOOLIQUE OU AVOIR UN PROBLÈME GRAVE


Ça veut simplement dire que tu veux comprendre ta relation avec l’alcool et mieux prendre soin de toi.


Parfois, le fait d’en parler  permet déjà d’y voir plus clair. Ca permet de reflechir, mettre des mots sur ce que l’on vit et explorer des pistes de changement.


RETIENS CECI


Tu n’as pas besoin de te retrouver dans une situation grave ou d’être dans un ‘rock bottom’ pour te questionner ou même demander de l’aide.


Parfois, le fait de réaliser que nous sommes dans la zone grise est un signal important qui nous invite à jeter un regard sur notre relation avec l’alcool avec honnêteté et sans jugement


Si tu te reconnais dans ce texte, sache que tu n’es pas seul. Beaucoup de personnes vivent cette réalité silencieuse, le premier pas peut être d’en parler, soit à des personnes de confiance ou à des professionnels.


Bonne réflexion, bonne Sobri & Thé ☕️ et si le coeur t’en dit partage ce texte  ♥️


Suzy



 
 
 

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